Mon parcours en quelques dates & étapes

Dernière mise à jour : 14 avr.


  • A l'adolescence, je bénéficie d'une solide formation en art

Ah! Difficile à résumer en quelques lignes et rendre cela trop sec à la lecture! Franchement, j’ai passé un certain nombre d’années à regarder, à étudier, à écouter.

Après, toute cette base nourrit mon imaginaire et fait de moi ce que je suis aujourd’hui et ce que je deviendrai demain.

En ce moment, je retrouve avec joie l’ambiance liée à l’Histoire de l’art. Je suis de plus en plus attirée par la photo « painterly » qui me donne à nouveau accès à cet univers pictural qui m’a tant plu.

  • De 1996 à 2005, je fais partie du monde du cinéma

Il est certain que je souhaitais plus que tout au monde faire de grandes études mais sans choisir la voie ni la plus classique, ni la plus facile.

Encore maintenant, quand j’y repense, je me demande ce qui m’est passé par la tête de faire le choix de rentrer dans l’étude de la réalisation cinématographique.

Il faut être un peu fou ou très optimiste pour vouloir rentrer dans ce schéma. Aucune garantie d’y trouver sa place à long terme.

J’ai toujours eu l’impression de faire comme Alice au Pays des merveilles : tomber dans un trou sans fond et puis me retrouver devant une porte toute petite et ne plus savoir la franchir, parce devenue trop grande, ou le contraire. Pourtant, quelle formation et quels tournages ensuite!

J’ai appris à aller vers les autres. Surtout ceux que je ne connaissais pas et les plus éloignés possible de ce que j’étais.

Et aussi que l’on pouvait modeler le monde en fonction de sa propre perception et qu’il y aurait des spectateurs pour prendre en considération mon point de vue et en débattre.

Ce sont vraiment des années heureuses et pleines de poésie, des années pour se former à être citoyenne du monde et comprendre l'air du temps.

Je réalise désormais à quel point cette formation m’a modelée et j’en perçois les effets professionnellement et humainement.

  • A partir de 2005 et jusqu'en 2015, je vis de la photo

Les contrats arrivaient trop rarement et la photo m’a permis de me stabiliser financièrement. Je passait déjà pas mal de temps dans le labo photo à l’Insas.

C’est drôle comme finalement, il n’y a pas de hasard : j’étais déjà accro à cette technique, sans vraiment prendre cela au sérieux et surtout, sans en avoir pris conscience.

Quelques années passées dans un travail plus alimentaire mais dans lequel j’ai photographié une quantité astronomique de nouveau-nés et d’enfants m’a quelque peu frustrée de ne pas m’exprimer selon mon propre style.

EDGN photo était un projet de mi-parcours, essentiellement basé sur le reportage mariage, toujours à deux photographes.

Beaucoup de photographes plongent dans ce domaine pour y faire leurs gammes et moi aussi je m’y suis immergée. J’y ai rencontré de nombreux clients restés par la suite des fidèles.

Quasi tous les week-ends de la saison, nous étions au taquet à voyager entre le reportage documentaire et la mise en scène glamour et être, à notre manière, acteurs de la fête

en insufflant une vraie énergie à tous les participants. C'était l'époque où l'on commençait à monter un photo booth entre le champagne et le dîner. A force de faire du studio dans les endroits les plus invraisemblables, nous avons pris goût à la discipline et c'est là aussi que j'ai vu les gens exprimer leurs interactions, sans fausse pudeur. Le studio est un espace de relation et d'authenticité quand il est travaillé comme tel.

  • Depuis 2015, je développe une vie entrepreneuriale

Cette période a été mon grand saut vers l’inconnu : prendre le statut d’indépendant à titre complet, quitter définitivement le monde du salariat.

J’étais déjà quelqu’un d’assez travailleur mais là, ce fût une dimension au-delà de ce que je me croyais capable d’accomplir.

J’en profite pour remercier mon mari, grand amoureux de l’image, sans qui rien n’aurait été possible.

C’est ensemble et durant nos études respectives que nous avions confirmé nos envies de faire de la photo en binôme et faire du reportage documentaire.

Arrive donc la période de familystudio.be

Il a fallu gérer le travail dans quatre maternités, engager des photographes et rester sur le pont 7j/7.

Je vous promets que découvrir la démographie sous ce jour, photographier à tour de bras, retoucher dans des délais extrêmement courts, gérer les ventes, ça donne le tournis!

Après des milliers de reportages engrangés, le choix a été fait de me développer dans des eaux plus personnelles et artistiques.

Je suis redevenue ma seule représentante. Une maternité qui correspond à mes valeurs et mon studio qui tourne, enfin! Et le vrai désir de signer sous mon nom.

C’est ainsi qu’est né Tenue de lumière.

  • En 2019, j'initie un cycle de progression en technique et je peaufine l'art du portrait

C’est dans les situations difficiles qu’il faut savoir rebondir. La Covid m’ayant empêchée d’exercer mon travail quotidien, je me suis retrouvée avec du temps libre comme jamais!

Du coup, j’ai décidé de retourner aux études et j’ai découvert que la communauté des photographes avait fortement évolué. Les plates-formes de formations professionnelles sur internet foisonnent dans l’idée très constructive de faire évoluer le métier vers plus de compétences et de dialogue entre professionnels bienveillants et ambitieux. J'ai beaucoup de joie à constater que les femmes sont de plus en plus nombreuses dans le secteur et que le métier y gagne une nouvelle plus-value.

J’ai exercé de nombreuses années dans un secteur principalement axé sur la jeunesse (mariage, nouveau-né…) et en prenant de la bouteille, mon envie véritable est de faire progresser

mon travail de portraitiste vers plus de diversité d’âge et de genre.

Désormais, initiée à l’art du posing, de la mise en place de set-ups adaptés et de la retouche fine sur Photoshop, j’ai tendance à considérer que mon terrain de jeux est infini et qu’il y a tant à apprendre dans ce domaine que je n’aurai pas assez de toute une vie pour parvenir à mes fins.

Si certains ont crainte de franchir la porte d’un studio par manque de confiance en soi, c’est désormais à moi qu’il incombe de communiquer à cette personne l’enthousiasme d’une séance où cette dernière trouvera l’envie de se regarder autrement.

Dans le travail du portrait, j’entends surtout amener à un meilleure compréhension de l’authenticité de chacun.e et prendre le temps de soigner votre attitude et l’énergie que vous dégagez.

  • 2022, j’accède à une reconnaissance professionnelle en tant que portraitiste

Vivre de la photo est une chose, valoriser son travail auprès des professionnels et juges du secteur en étant une autre…

Cette année, j’ai commencé à franchir la brèche et je me m’attendais pas à ressentir tant de plaisir et d’excitation dans ce processus!

J’avoue que pour moi, c’est une vraie épreuve de passer ce cap. Non pas que je doute de la qualité de mon travail mais cela me fait sortir du terrier et oser montrer ce que je produis.

Recevoir des critiques, parfaire mes lacunes et affiner mon style est désormais ce qui me pousse plus loin. Voilà qui devient franchement excitant!





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